« Si tu savais. Tu sais m'arracher un sourire l'espace d'une seconde & me faire fondre en larme pendant plusieurs. Je suis devenue dépendante. Je suis obsédée. Tu deviens une addiction. Tu vires à l'obsession. Je n'ai de cesse que d'essayer vainement de le cacher. Tu prends ça pour de l'amitié améliorée mais si tu savais ce qui se cache au fond de mon c½ur, je sais que tu t'enfuirai. Tu me l'a déjà dis, tu ne peux pas, tu ne veux pas, tu sais que ça arrivera un jour mais moi, je sais que se ne sera pas moi. Tu deviens une drogue. Je suis toxicomane de toi. J'ai l'impression que tu es ce que j'ai toujours recherché puis rejeté. Je suis trop instable. Je ne pourrai pas supporter que tu me lâches. Tu m'as dit ce qui m'attend au tournant, ce mur. Je sais que je vais me le prendre en pleine face mais je ne peux résister. Tu es là, sans cesse. En moi. Je pense à toi. Je parle toi. Je vie toi. Je vais mourir toi. Mes rêves se brisent sur ta voix qui prononce les mots de distance & de "partir". Je ne me vois plus vivre sans toi au jour d'aujourd'hui. Chaque parole que tu me dis me détruit inconsciemment. Si tu savais. Je suis addict. Je sens l'odeur de ton parfum partout, celui que j'ai goûté de ma langue, il n'y a pas si longtemps. J'en reprendrai bien, si tu me le permets. J'ai besoin de ma dose de toi chaque jour, sans elle, je me sens délaissée, dans l'oubli... Hier soir tu es venu, tard dans la nuit, tôt dans le petit matin. Je me souviens de nos baisers comme d'un rêve. J'ai l'impression que ce la n'est jamais arrivé, que je me suis juste endormie sur le canapé & que j'ai simplement rêvé. Rêvé de toi, rêvé de moi, rêvé de nous... Puis plus tard dans la nuit & beaucoup plus tôt dans le matin tu es parti. Tu m'as dit de ne pas pleurer. Mais tu me connais. C'était déjà trop tard. Tu as franchi le seuil de ma porte & les larmes sont montées d'elles même. Je me suis sentie seule tout d'un coup, comme si ce moment n'avait jamais eu lieu. Comme si tes caresses n'étaient que le fruit de mon imagination, que tes baisers n'étaient que le vent sur ma bouche... Si tu savais. Ce matin en me réveillant, je n'y crois toujours pas. Etais - tu vraiment là ? M'as - tu réellement serré dans tes bras ? Tes baisers étaient - ils réels ? &puis je me suis levée, &là, j'ai senti ton odeur tout autour de moi, dans cette pièce où toi & moi y avons passé cette utopie... Tu me manques déjà. Reviens. Reviens-moi. Je ne veux pas dormir seule ce soir.»
© CyprineColeman.